Elles ont en commun, Françaises ou étrangères, d'être passées par Paris entre 1850 et 1900. Au milieu du dix-neuvième siècle, Paris était l'épicentre du monde de l'art, attirant des artistes du monde entier dans ses académies, musées, salons et galeries. Des dizaines de femmes artistes se sont rendues dans la capitale française, mais malgré le caractère cosmopolite de la ville, les normes relatives au genre y restaient remarquablement conservatrices. Jusqu'en 1897, les femmes n'étaient pas admises à l'École des Beaux-Arts de Paris. Privées de cette institution prestigieuse, et en grande partie incapables de participer au système de salon, les femmes fréquentent des académies privées, y exposent de manière indépendante, et forment leurs propres organisations, comme L' Union des Femmes Peintres et Sculpteurs en 1881.