samedi 31 mars 2018

L'Empire des Roses au Louvre-Lens - Un autre orientalisme

Acrobate au paon. Iran, vers 1820-1830 (?). Huile sur toile
Bellinzona, Archives cantonales du Tessin
© Archivio di Stato del Cantone Ticino, Bellinzona (Suisse) 
C'est un autre orientalisme que présente le Louvre-Lens dans cette rétrospective consacrée à l’art de la dynastie des Qajar. Ces souverains régnèrent sur l’Iran de 1786 à 1925. Cette période est l’une des plus fascinantes de l’histoire du pays, qui s’ouvre alors à la Modernité tout en cherchant à préserver son identité.
Originale et surprenante, la création artistique de cette époque est particulièrement riche et foisonnante, stimulée par les commandes de la cour.
C’est ce que l’exposition met en lumière, à travers plus de 400 œuvres. Elle rassemble peintures, dessins, bijoux, émaux, tapis, costumes, photographies ou encore armes d’apparat, dans une scénographie immersive et colorée imaginée par Christian Lacroix. 

L'Empire des Roses : Chefs d'oeuvres de l'art persan du XIXème siècle.
Louvre-Lens, jusqu'au 23 juillet 2018
Commissaires de l'exposition : Gwenaëlle Fellinger et Anna Chidiac. Scénographie de Christian Lacroix


vendredi 30 mars 2018

Rétrospective Delacroix au Louvre

Eugène Delacroix, Le 28 juillet 1830. La Liberté guidant le peuple. 1830. Salon de 1831. Huile sur toile. 260 x 325 cm. Musée du Louvre 
Coucou les Zuckerberg's boys de Facebook ! C'est encore La Liberté guidant le peuple. Depuis 1830, ses seins semblent vous poser des problèmes. Alors, pour ne pas vous choquer, on l'a mise au chaud au Louvre.
Rétrospective Delacroix - Musée du Louvre, jusqu'au 23 juillet 2018
Commissariat de l'exposition : Sébastien Allard et Côme Fabre.

Adolfo Aguila y Acosta, beautés andalouse


jeudi 29 mars 2018

Rembrandt et l'Inde

A gauche : Shah Jahan (detail), c. 1656–58. Rembrandt Harmensz. van Rijn
The Cleveland Museum of Art, Leonard C. Hanna, Jr.  Fund 1978.38. Photograph © The Cleveland Museum of Art.
A droite: Jujhar Singh Bundela Kneels in Submission to Shah Jahan (detail), c.1630. Bichitr (Mughal, active 1615–1650).
Trustees of the Chester Beatty Library. Image © Trustees of the Chester Beatty Library, Dublin (CBL In 07A.16).
Text and design © 2018 J. Paul Getty Trust

Réunir vingt des vingt-trois dessins d'une série de dessins originaux de Rembrandt relève de la gageure. Le J. Paul Getty Museum de Los Angeles y est parvenu.
C'est d'autant plus méritoire que ces dessins ne sont pas dans la manière habituelle de Rembrandt. Le Maître d'Amsterdam vieillissant y étudie les canons et les codes de la peinture de l'Empire Moghol.
L'exposition Rembrandt and the inspiration of India confronte pour la première fois, depuis plus de 3 siècles, ces dessins de Rembrandt et des oeuvres qui ont pu l'inspirer.

Commissaire de l'exposition : Stephanie Schrader.


mercredi 28 mars 2018

Ilya Prigogine - L'influence de l'art précolombien sur les structures dissipatives ?

PERSONNAGES ASSIS MEZCALA

Le 9 avril 2018, Christies mettra en vente une partie de la collection d'Ilya Prigogine. Prix Nobel de chimie et amateur d'objets précolombiens, Ilya Prigogine était connu comme l'un des grands collectionneurs des civilisations Mezcala et Chontal dans la région de Guerrero au Mexique. 
On ne sait que peu de choses sur ces peuples, leur langue et le contexte (très certainement religieux) dans lequel ces figurines ont été réalisées entre 300 et 100 av. J.C.

Laura Knight - So British


Laura Knight (1877 - 1970) est une peintre-graveuse britannique. Ses portraits s'inscrivent dans la lignée de la tradition réaliste anglaise, alors que ses paysages sont plus influencés par l'impressionnisme.

Majoliques et bronzes à la National Gallery of Arts

Workshop of Maestro Giorgio Andreoli of Gubbio; painting attributed to the Painter of the Three Graces
Plate with the reconciliation of Cupid and Minerva, 1525

tin-glazed earthenware (maiolica) overall (diameter): 26 cm (10 1/4 in.)
National Gallery of Art, Washington, Widener Collection

L'exposition Partager des Images : Les gravures de la Renaissance dans la Majolique et le Bronze traite de thèmes plus souvent réservés aux communications byzantines dans des colloques spécialisés qu'aux salles d'exposition des grande institutions comme la National Gallery of Art de Washington.
En l'occurrence, il s'agit d'étudier à travers 90 objets :
- 1) la redécouverte de l'art antique et de sa représentation au début du XVème siècle
- 2) la circulation et l'utilisation de gravures comme modèles pour la décoration des faïences ou des plaquettes de bronze pendant la Renaissance italienne.
Cependant, rien n'interdit de méditer sur la manière dont ces artisans ont procédé pour intégrer un rectangle imprimé dans le cercle d'une assiette. C'est le choix que j'ai fait !
Ou tout simplement se laisser aller à contempler ces chefs-d'oeuvre...

Commissaire de l'exposition : Jamie Gabbarelli, assistant curator of prints, drawings, and photographs at the Rhode Island School of Design Museum.


mardi 27 mars 2018

Le culte de la machine - Le précisionnisme et l'art américain

Clarence Holbrook Carter, "War Bride," 1940. Oil on canvas, 36 x 54 in. (91.4 x 137.2 cm). Carnegie Museum of Art, Pittsburgh, Richard M. Scaife American Painting Fund and Paintings Acquisition Fund, 82.6. Photograph by Richard Stoner © Estate of Clarence Carter Image Courtesy of the Fine Arts Museums of San Francisco
Les musées des Beaux-Arts de San Francisco (FAMSF) sont fiers de présenter en première mondiale Cult of the Machine: Precisionism and American Art, la première exposition à grande échelle sur ce style typiquement américain du début du XXe siècle.
Organisée par le FAMSF et exposée au Young, l'exposition aborde les préoccupations esthétiques et intellectuelles qui ont alimenté le développement de ce style artistique durant les années 1920 et 1930. Plus de 100 chefs-d'œuvre Précisionnistes, par des artistes de premier plan tels que Charles Sheeler, Georgia O'Keeffe et Charles Demuth sont exposés aux côtés des tirages de photographes tels que Imogen Cunningham et Paul Strand; des extraits de films tels que Les Temps modernes de Charlie Chaplin; et des objets décoratifs et des objets industriels de l'époque - y compris une automobile Phaeton Vintage - pour refléter l'adoption généralisée d'une esthétique de l'ère de la machine par les artistes, les designers et le grand public.
Cult of the Machine ou comment un style artistique reflète les changements économiques et sociaux induits par l'industrialisation et le progrès technologique à l'ère de la machine en Amérique. Les visiteurs sont encouragés à établir des liens avec notre technologique contemporaine, à un moment où l'optimisme et les rêves sur ce que le progrès technologique peut accomplir sont tempérés par l'anxiété ou la suspicion quant à ses dangers potentiels et ses abus.

La métropole en Amérique latine (1830-1930)

The City of the Future: Hundred Story City in Neo-American Style, Francisco Mujica, 1929. From History of the Skyscraper (Paris, 1929), pl. 134. The Getty Research Institute

Jusqu'au 30 juin 2018, America Society présente The Metropolis in Latin America (1830-1930), l'occasion d'explorer un siècle d'urbanisation et de transformations du paysage urbain, mais aussi une période riche en changements politiques et sociaux dans des villes comme Buenos Aires (Argentine), La Havane (Cuba), Lima (Pérou), Mexico (Mexique), Rio de Janeiro (Brésil) et Santiago du Chili.
The Metropolis in Latin America (1830-1930)
America Society (New York, USA), jusqu'au 30 juin 2018.
Commissariat de l'exposition : Idurre Alonso et Maristella Casciato.
Organisation : Getty Research Institute, Los Angeles



lundi 26 mars 2018

Rétrospective Modigliani à la Tate Modern - Les derniers jours

Amedeo Modigliani - Marie (Marie, fille du peuple) 1918
Oil paint on canvas - 612 x 498 mm
Kunstmuseum Basel, Bequest Dr. Walther Hanhart, Riehen, 1975 

Derniers jours pour la rétrospective Amedeo Modigliani à la Tate Modern (Londres). Elle fermera ses portes le 02 avril 2018.
Des nus et des portraits, bien sûr, mais aussi des sculptures et un paysage...


Max Beckmann - Le Théâtre du monde

Max Beckmann: Double Portrait Carnival, Max Beckmann et Quappie, 1925,
Stiftung Museum Kunstpalast, Düsseldorf, VG Bild-Kunst, Bonn 2018, 

From the early 1920s the work of Max Beckmann (1884–1950) was characterized by motifs dealing with performers. For Beckmann, the world of vaudeville and fun fair acts, acrobats, clowns, and actors was an expression of a metaphorical concept of human relationships and world events. Max Beckmann: Welttheater (The World as a Stage) is the first exhibition to focus on this central theme in the work of the painter, which is highly relevant to us today in light of current media developments. The show brings together 112 loans from museums and private collections in Germany and abroad, including masterpieces which have rarely been displayed in Europe.

Max Beckmann - Welttheater.
Museum Barberini, Potsdam. Jusqu'au 10 juin 2018 
Commissariat de l'exposition : Eva Fischer-Hausdorf (Kunsthalle Bremen) et Ortrud Westheider (Museum Barberini)

dimanche 25 mars 2018

Walt Kuhn - Portraits

Walt Kuhn et ses modèles

Peu connu de ce côté de l'Atlantique, il est plus apprécié de l'autre côté où l'on se souvient qu'il fut l'organisateur en 1913 de l'Armory Show, cette exposition qui fit connaître l'art moderne européen au grand public américain.
Il fut aussi le conseiller du collectionneur John Quinn qui finança en grande partie l'Armory Show.


samedi 24 mars 2018

La radicalité british de Vanessa Bell et Duncan Grant

The Famous Women Dinner Service (detail of set of 50; c. 1932–34), Vanessa Bell and Duncan Grant. 
Image courtesy Piano Nobile
Cet ensemble de 50 assiettes décorées par Vanessa Bell et Duncan Grant viennent de refaire surface. Elles étaient considérées comme perdues depuis longtemps. Les artistes ont commencé à constituer cet ensemble vers 1932, à la demande de l'historien d'art et directeur de la National Gallery Kenneth Clark.
La gallerie Piano Mobile présente ce service pour la première fois au public, accompagné de 32 oeuvres du couple Vanessa Bell-Duncan Grant, sélectionnées dans leur période la plus créative, entre 1910 et 1934. Soit, en gros, la période qui court de la création de l'Omega Workshops en 1913 jusqu'aux années les plus productives de leur séjour à Charleston

From Omega to Charleston : The art of Vanessa Bell and Duncan Grant, 1910-1934
Piano Mobile, Holland Park - Londres (Jusqu'au 28 avril 2018)



Les portraits de Cézanne arrivent à Washington

Paul Cézanne - Autoportrait au chapeau melon, 1885–1886
Ny Carlsberg Glyptotek, Copenhagen Photograph: Ole Haupt

Paul Cézanne a peint près de 200 portraits au cours de sa carrière, dont 26 autoportraits et 29 portraits de sa femme, Hortense Fiquet.
L'exposition de la National Gallery of Art (Washington) explore les particularités esthétiques et thématiques de Cézanne dans cet exercice particulier, notamment la manière dont il instaure un dialogue entre des oeuvres complémentaires et réalise de multiples versions d'un même sujet.
Une approche chronologique du Cézanne portraitiste permet d'étudier son évolution, en s'attardant sur les variations qui apparaissent dans la continuité de son style et de sa méthode. Portraits de Cézanne pose également la question de sa conception de la ressemblance et de l'identité du modèle, ainsi que celle de l'influence qu'ont pu avoir certains d'entre eux dans ses choix et dans le développement de sa pratique.
Les oeuvres présentées, venues de collections privées et de prestigieux musées du monde entier, vont du remarquable portrait de l'oncle Dominique datant des années 1860, jusqu'aux ultimes représentations de Vallier, le jardinier de Cézanne à Aix-en-Provence, réalisées peu de temps avant la mort de l'artiste en 1906.

Cézanne est communément considéré comme l'un des artistes du XIXe siècle ayant le plus inspiré les générations suivantes. Sa façon unique de construire les formes à partir de la couleur, et son approche analytique de la nature, ont influencé les cubistes, les Fauves et les avant-gardes qui leur ont ensuite succédé. Matisse comme Picasso désignaient d'ailleurs Cézanne comme "notre père à tous". Face à ses portraits, nous sommes sans doute confrontés à l'aspect le plus personnel, et donc le plus humain de son oeuvre.

Exposition : Cézanne Portraits
National Gallery of Art (Washington - USA), jusqu'au 1er juillet 2018
Commissariat de l'exposition :
- John Elderfield, conservateur en chef honoraire au Museum of Modern Art de New York et professeur à l'université de Princeton.
- Mary Morton, conservatrice et chef du département de la peinture française à la National Gallery of Art de Washington.
Xavier Rey, conservateur et directeur des musées de Marseille

vendredi 23 mars 2018

Karl Hubbuch graveur



Originaire de Karlsruhe, Karl Hubbuch n'est pas le plus connu des 32 artistes qui ont participé à l'exposition Die Neue Sachlichkeit. Deutsche Malerei seit dem Expresionnismus (La Nouvelle Objectivité. Peinture allemande depuis l'Expressionnisme) - Mannheim1925.
Bien que professeur de gravure à l'Académie des Beaux-Arts de Karlsruhe de 1925 à 1933, ses gravures restent méconnues.

jeudi 22 mars 2018

Carl Fieger, du Bauhaus à la Bauakademie

Carl Fieger (Siedlung Dessau-Törten, Haus Fieger, Ansicht und Grundrisse), 1926
© Stiftung Bauhaus Dessau (I 17363 G)

Fondation Bauhaus-Dessau, jusqu'au 31 octobre 2018
Commissariat de l'exposition : Wolfgang Thöner et Uta Karin Schmitt

"Nous devons maintenant inventer une maison avec toutes les réalisations technologiques modernes, assez bon marché pour être accessible à la plupart de ceux qui ont besoin de maisons."
(Carl Fieger: ‘Das Wohnhaus als Maschine’, in: Baugilde 6, 1924)    

Dès son premier bâtiment, Carl Fieger est entré dans l'histoire de l'architecture. Bien que la maison mono-familiale de 1924 soit restée un bâtiment expérimental, ce bâtiment circulaire appelé une machine à habiter a eu un immense retentissement dans la communauté professionnelle et auprès des futurs architectes. C'était une importante contribution à la recherche de nouvelles normes dans la construction de logements.

Carl Fieger, né en 1893 à Mayence, commença sa carrière en 1911 dans les cabinets de Peter Behrens et de Walter Gropius. En 1925, il suivit Gropius de Weimar à Dessau. Là, il participa à la planification de nombreux bâtiments devenus des icônes de l'architecture moderne, parmi lesquels l'Usine Fagus d'Alfeld (1922-1925) ou le bâtiment principal du Bauhaus et les Maisons des Maîtres à Dessau (1925-1926).

mercredi 21 mars 2018

Méduse dans l'art classique, une dangereuse beauté

Chariot pole finial with the head of Medusa (detail) (Roman, Imperial, 1st–2nd century CE),
courtesy the Metropolitan Museum of Art, New York; Rogers Fund, 1918

Les premières représentations de Méduse (l'une des trois soeurs Gorgones) - un monstre de la mythologie grecque - montrent une femme laide avec des serpents entrelacés dans ses cheveux, des yeux exorbités, un large sourire, une langue saillante et des défenses de sanglier, entre autres traits effrayants.
Selon le mythe, n'importe quel homme qui la regardait se transformait immédiatement en pierre. À partir du Ve siècle av. J.-C., les images de Méduse ont subi une transformation graduelle, passant du grotesque au beau. L'exposition Dangerous Beauty: Medusa in Classical Art, qui a ouvert ses portes le 5 février au Metropolitan Museum of Art, explore les changements de l'image et de la représentation de Méduse de l'Antiquité à nos jours.


Holger Bunk - Ballermann à la Kunsthalle de Bielefeld

Holger Bunk - Ballermann, 1979
Acryl auf Leinwand 212 x 245 cm
Sammlung Kasper König © VG Bild-Kunst, Bonn 2017

C'est à un régional de l'étape que la Kunsthalle de Bielefeld consacre cette exposition temporaire. Holger Bunk est né à Essen en 1954, a étudié à Düsseldorf et enseigne à Stuttgart depuis 1992.
Holger Bunk - Ballermann - Kunsthalle de Bielefeld jusqu'au 3 juin 2018


mardi 20 mars 2018

Les estampes japonaises de la collection Henry Steiner

ISHIKAWA TOYONOBU (1711−1785) Courtesan and Her Maid Play with Hagoita (Shuttlecocks) Color woodblock print, benizuri-e: dai-ōban tate-e, 17⅜ x 11 in. (44.1 x 27.9 cm); circa early 1750s Signed: Tanjōdō Ishikawa Shūha Toyonobu zu; sealed: Ishikawa uji and Toyonobu Publisher: Tori Abura-chō Hōsendō Maruya; sealed: [emblem] Yama, Maruko han (Maruya Kohei)

Jusqu'au 29 mars 2018, Sebastian Izzard Asian Art organise à New York une importante exposition d'estampes japonaises de la collection Henry Steiner (62 estampes et un album).


Steiner a commencé à collectionner en 1974, avec des œuvres de la collection légendaire de Henry Vever, et a été le plus actif dans les années 1970 et 1980. Il continue de collectionner jusqu'en 2012. Dans un essai inclus dans le catalogue de l'exposition, Brève histoire d'une dépendance, Steiner écrit que les estampes du Japon des 18ème et 19ème siècles avaient un "raffinement technique inconnu en Occident" et que "les ukiyo-e ont une verve, une humanité rauque, combinée à une sensibilité inégalée de la couleur. "

lundi 19 mars 2018

Une Amérique paisible s'expose à Oxford

Charles Demuth (1883–1935)
I Saw the Figure 5 in Gold, 1928
Oil, graphite, ink and gold leaf on paperboard, 90.2 x 76.2 cm © Metropolitan Museum of Art, New York 

AMERICA'S COOL MODERNISM: O'KEEFFE TO HOPPER présente plus de 80 peintures, photographies et gravures, et le premier film américain d'avant-garde, Manhatta, provenant de collections internationales. Dix-huit prêts clés viendront du Metropolitan Museum of Art de New York; et vingt-sept pièces supplémentaires sont prêtées par la Terra Foundation for American Art avec qui l'exposition est organisée.

dimanche 18 mars 2018

Max Beckmann à Berlin - La collection Göpel

Max Beckmann - Autoportrait dans un bar (1942)
© Staatliche Museen zu Berlin, Kupferstichkabinett / Andres Kilger 

Annoncée il y a quelques semaines, une importante donation vient enrichir les collections des Staatliche Museen zu Berlin. Il s'agit de 2 peintures, 48 dessins et 52 gravures de Max Beckmann en provenance de la collection Göpel. Ces oeuvres seront présentées au public à l'automne dans le cadre d'une exposition qui fera aussi le point sur la biographie controversée d'Ehrard Göpel.

Beaucoup des dessins, dont certains réalisés pendant la Première Guerre Mondiale, sont des études préparatoires pour des tableaux devenus célèbres. La direction des musées ne cache pas sa satisfaction. L'autoportrait dans un bar (1942) bouche un trou dans la collection, puisque l'autoportait en tuxedo (1927) qui figurait dans les collections berlinoises a été confisqué par la nazis en juillet 1937 (et revendu !). Pour ce qui est des dessins, le Cabinet des Estampes n'en possédait jusqu'ici que six.

samedi 17 mars 2018

Vienne vers 1900. Klimt - Moser - Gerstl - Kokoschka


KOLOMAN MOSER, Lovers, c. 1914 © Leopold, Private Collection, Photo: Leopold Museum, Vienna

La confrontation de deux maîtres du Jungendstil viennois et de deux proto-expressionnistes, ils sont donc quatre à se partager les cimaises de l'exposition du Leopold Museum à Vienne jusqu'au 10 juin 2018
Vienne vers 1900. Klimt - Moser - Gerstl - Kokoschka


jeudi 15 mars 2018

Otto Wagner, architecte Art Nouveau à Vienne

Otto Wagner Pavillon Karlsplatz
Photo: Hertha Hurnaus © Wien Museum

A l'occasion du centenaire de la mort d'Otto Wagner, le Wien Museum présente une exposition consacrée à cet architecte Art Nouveau et théoricien de l'urbanisme. L'exposition s'attache à situer les projets et les réalisations d'Otto Wagner dans leur contexte historique, culturel, politique et social.

Du 15 mars au 7 octobre 2018 au Wien Museum :
Toutes les informations pratiques (horaires, tarifs, catalogue, dépliant, événements, etc)


mardi 13 mars 2018

Les Impressionnistes australiens

Tom Roberts - The Sculptor's studio - 1884-1885


Il faut le voir pour le croire, mais l'Impressionisme australien existe ! Bien sûr, la plupart de ces artistes l'ont découvert en à Londres ou en France, bien sûr la National Gallery of Australia triche un peu en annexant des artistes qui ne sont arrivés en Australie que bien plus tard, mais le fait est là...


lundi 12 mars 2018

Elsbeth JUDA - Brit and Glamour au musée juif de Londres

Credit : Elsbeth JUDA - V&A collection

Jusqu'au 1er juillet 2018 le Jewish Museum London présente une sélection de photographies d'Eslbeth Juda, piochées dans les archives du Victoria & Albert Museum.
Elsbeth Juda - Grit and Glamour

Credit : Elsbeth JUDA - V&A collection

Credit : Elsbeth JUDA - V&A collection

Credit : Elsbeth JUDA - V&A collection

Credit : Elsbeth JUDA - V&A collection

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Credit : Elsbeth JUDA - V&A collection

Credit : Elsbeth JUDA - V&A collection

Credit : Elsbeth JUDA - V&A collection

Credit : Elsbeth JUDA - V&A collection

Revealing the work of one of Britain’s most remarkable photographers.

 A retrospective of the late photographer Elsbeth Juda, a Jewish émigré who brought a new modernist artistic vision to Britain from Germany. Although a trailblazing female photographer, Juda's artistic contribution is largely unrecognised today. She disregarded fashion photography’s formal conventions, using unusual, often incongruous backdrops for her shoots.
Known professionally as ‘Jay’, she worked as a commercial photographer for magazines and advertising agencies in a career spanning over 45 years. This exhibition showcases a selection of her output for The Ambassador magazine, featuring glamorous commercial shots and portraits of some of the best know faces in British art and design. Subjects range from Britain’s first supermodel and the Sadler’s Wells Ballet to the likes of Winston Churchill and Henry Moore.

Source :

dimanche 11 mars 2018

L'oeuvre graphique d'Eugène Delacroix au British Museum


Un peu en avance sur l'exposition Delacroix du Louvre (29 mars - 23 juillet 2018), une sélection de dessins, esquisse, études, aquarelle et lavis d'Eugène Delacroix.
Source de toutes les illustrations : British Museum où vous pourrez trouver les notices.

vendredi 9 mars 2018

Kees Van Dongen et le Bateau Lavoir


Le Montmartre bohème du début du XXe siècle attire Kees van Dongen dès la fin de l’année 1905. Il y séjournera deux ans. Un séjour déterminant pour l’évolution de sa carrière. L'exposition du Musée de Montmartre réunit ici près de 65 œuvres de Kees van Dongen en provenance de collections privées, de musées d’Allemagne, de Belgique, de France, de Monaco et des Pays-Bas), soit plus de 30 huiles sur toile, des dessins et des photographie ainsi que des lithographies.

mercredi 7 mars 2018

mardi 6 mars 2018

Federico Armando Beltram Masses, l'Art Nouveau espagnol

Federico Beltram Masses - Portait d'Alicia Nikitina, danseuse des Ballets Russes (c. 1929)

Federico Armando Berltram Masses (1885 - 1949) est né à Guaira de la Melena (Cuba). D'abord étudiant à l'École des Beaux Arts de Barcelone, il rejoint Madrid pour y suivre l'enseignement de Joaquin Sorolla. En 1916, il s'installe à Paris, où il restera jusqu'en 1945.
Peintre des célébrités des années folles, il doit aussi son succès à la touche hispanique qu'il apporte à l'Art Nouveau.

lundi 5 mars 2018

Les dessins de Klimt et de Schiele voyagent - 2. Boston

Old Houses in Český Krumlov (1914), Egon Schiele. Courtesy of Albertina Museum, Vienne 

Après une étape au Musée Pouchkine de Moscou (octobre 2017 - janvier 2018), Les dessins d'Egon Schiele et Gustav Klimt de la collection de l'Albertina Museum de Vienne arrivent au Museum of fine Arts de Boston (du 25 février au 28 mai 2018)

Standing Female Nude (Study for the Beethoven Frieze: “The Three Gorgons”) (1901), Gustav Klimt.
Courtesy of Albertina Museum, Vienne

Portrait of the Artist’s Sister-in-law Adele Harms (1917), Egon Schiele. Courtesy of Albertina Museum, Vienne

Two Studies of a Skeleton (Studies for the Transfer Sketch for Medicine) (about 1900), Gustav Klimt.
Courtesy of Albertina Museum, Vienne

The Artist’s Mother, Sleeping (1911), Egon Schiele. Courtesy of Albertina Museum, Vienne

Seated Woman in a Pleated Dress (c. 1903) Gustav Klimt. Courtesy of Albertina Museum, Wien
Egon Schiele - Autoportrait nu - 1910 (Courtesy Albertina Museum, Vienne)

Gustav Klimt - Lady with plumed hat - 1908  (Courtesy Albertina Museum, Vienne)

Gustav Klimt - Study for "Love" - 1895  (Courtesy Albertina Museum, Vienne)

Egon Schiele - portrait d'une jeune fille, vers 1907  (Courtesy Albertina Museum, Vienne)

Gustav Klimt - Étude pour le portrait d'Eugenia Primasevi, 1912-1913
 (Courtesy Albertina Museum, Vienne)
Nearly 30 years apart in age, Klimt and Schiele shared a mutual respect and admiration for each other’s talent, although the work they produced is decidedly different in appearance and effect. Klimt’s drawings are often delicate, while Schiele’s are regularly bold. Klimt often used his as preparatory designs for paintings, while Schiele considered his own as finished, independent pictures and routinely sold them. Despite these departures, their works are also related. With frank naturalism and unsettling emotion, both Klimt and Schiele challenged conventions and expectations in portraits, nudes and allegories.

Beginnings
The exhibition opens with early works that exemplify the artistic training completed by both Klimt and Schiele. After a two-year introductory course at Vienna’s Kunstgewerbeschule (School of Applied Arts), which he began at age 14, Klimt received a scholarship to continue at the Fachschule für Zeichnen und Malerei (Technical School for Drawing and Painting), where he remained until 1883. This training led him to important commissions to decorate buildings around Vienna. Three studies for the ceiling decoration Shakespeare’s Theater in the Burgtheater (1886–87) demonstrate Klimt’s deft handling of the differentiation of textures—the softness of hair, the firmness of flesh over bone and the stiffness or rumpled ease of fabric. Meanwhile, Schiele’s precocious talent made him the youngest member of his class at the Akademie der Bildenden Künste (Academy of Fine Arts) when he began his coursework in 1906, at age 16. In Portrait of a Bearded Man (1907), the teenaged artist gave discrete attention to the flowing beard, slightly bristlier mustache and carefully combed hair. These examples of their early draftsmanship showcase the beautiful shading and modeling that are hallmarks of academic training.

Inner Life Made Visible
Soon enough, both artists shifted away from academically grounded works. Their drawings began to describe a sense of tension or energy in addition to visible features. Their treatments of the human body became less conventional and less conservative, permitting them to examine the inner workings and urges of humanity. Klimt’s Portrait of a Bald Old Man (Study for Love) (1895) is unsettling—the white illuminates the elderly man’s head and provides an eerie glow to his unfocused eyes, contributing to the haunting impression of the figure. This drawing and Portrait of a Child (Study for Love) (1895), depicting a little girl, served as studies for an allegorical painting on the theme of love—now in the collection of the Wien Museum in Vienna—in which Klimt explores the duration and range of experiences a lasting love might include.
Klimt provided something of an example to Schiele, who saw the older artist defying conventions. While Klimt was not interested in self-portraits, preferring above all to paint women, Schiele saw all bodies, including his own, as subject to appraisal. His convulsive self-portraits, such as Nude Self-Portrait (1910), show a young man grappling with himself. The drawing bristles with energy, depicting his dark hair standing on end as if electrified. With one eye open and the other closed, full pouty lips and furrowed brow, the facial expression is dramatic but illegible. The skin is tinged purple and blue, covering an emaciated body—far thinner than Schiele’s actual physique—that juts at a dramatic angle into the sheet. It is surrounded by a thick white band that evokes the inner glow—the radiant energy of living beings that so fascinated Schiele.
Schiele also applied this approach to portrayals of local working-class children. Six of these drawings are displayed in the exhibition, including Two Crouching Girls (1911), in which the subjects appear at first glance to perch like dolls propped into position. On closer inspection, however, the unnatural, unhealthy color of the flesh—particularly in the icy tone of the blonde girl’s skin—and the outsized hands contradict the initial charm and make them more unsettling.
Nudes
Klimt and Schiele’s shared interests in human experience and inner urges are perhaps most evident in their depictions of nudes. Despite the twinge of voyeuristic unease that they may stir, the compositions are hard to look away from. The bodies are unidealized, making them seem all the more real, and often it is hard to tell what they are doing at first glance. Without the aid of a title, it takes persistent effort to identify what is depicted in Klimt’s Reclining Woman, Seen from Behind (1916–17) and, even helped by the title, the looping lines by the figure’s face in Reclining Half Nude with Arms Entwined behind Her Head (1916–17) do not readily coalesce into something recognizable. Both women lounge seemingly in midair, unmoored from furnishings. Schiele, too, experimented with such unexpected omissions—The Pacer (1914), for example, looks down at her tensely curled hand as if it holds something, but there is nothing there.
The Stuff of Scandal
Despite their successes and supporters, Klimt and Schiele were no strangers to controversy. Klimt’s innovative approach to embodying ideas caused a scandal when he was asked to create large-scale works. In 1894, he and his early collaborator Franz Matsch were selected to design ceiling paintings for the University of Vienna. Klimt showed his works, depicting philosophy, medicine and jurisprudence, in process in 1900, 1901 and 1903 with the Vienna Secession, a group of artists who broke away from the state-sponsored academy to exhibit independently. Although the paintings were lost in a fire during World War II, related drawings such as Two Floating Studies (for Medicine) (1897–98) and Two Studies of a Skeleton (Studies for the Transfer Sketch for Medicine) (about 1900) convey the immediacy and unexpected naturalism that some of Klimt’s contemporaries found so shocking. Another firestorm of controversy broke out over Klimt’s Beethoven Frieze, part of the Secession’s 1902 exhibition, which celebrated the composer. The frankly depicted, unidealized nude bodies that embody unseemly feelings such as sexual desire earned the artist accusations of pornographic obscenity.
Schiele, too, made art and lived a life that flouted polite expectations. In 1912, a local adolescent who wished to run away from home sought help from the artist and his girlfriend. Although the child returned home unharmed, her parents accused Schiele of kidnapping, rape and immorality—charges that could have meant up to 20 years in prison. The artist was arrested on April 13 and a trial was held on April 30. The first two charges were ultimately dropped as unfounded, but the third held, as the police investigation turned up drawings in Schiele’s studio that were deemed indecent for minors to see. The artist spent just over three weeks in jail, before and after his court appearance, and three drawings made during this time in prison—dated April 19, 23 and 24—are on view in the exhibition. Combining poetic and dramatic titles with bold compositions, these drawings record Schiele’s mounting despair.
Plants and Places
Schiele found evocative, emotional resonances all around him—not only in the bodies and faces of people, but also in nature. Two drawings by the artist—Red Chrysanthemum (1910) and Yellow Chrysanthemum (1910)—show flowers of the same species in two stages. The robust red example, colored with broad strokes, opens to its maximum fullness, while the frail yellow flower comes undone, with drooping leaves and the spindly petals of a blossom past its prime. The same autumnal melancholy also pervades Schiele’s depiction of Old Houses in Český Krumlov (1914) in the Czech Republic—the birthplace of his mother and where the artist lived briefly in the summer of 1911, while seeking distance from city life in Vienna.
Portraits
Portraiture provided both Klimt and Schiele with a way to make money and connections—as well as a meeting place for their artistic visions and the individual character of their sitters. Klimt maintained a lucrative portrait practice among avant-garde patrons and collectors in and around Vienna. Two studies for a portrait of his supporter Eugenia Primavesi (1912–13) show little detail in the figure’s face, yet convey a strong sense of her character. Her raised chin, seen in both drawings, confirms her commanding presence. Also on view are two studies for a painting of Primavesi’s daughter Mäda (1912–13)—Klimt’s only commissioned portrait of a child, now in the collection of the Metropolitan Museum of Art. Additionally, three studies for a portrait of Amalie Zuckerkandl—one of his last paintings, left unfinished—provide a glimpse into the artist’s process. The sitter’s garment seems to writhe with energy in each drawing, while her pose and demeanor shift as Klimt searches for the definitive portrayal.
Klimt came to Schiele’s aid following his imprisonment in 1912, which left the younger artist devastated and financially ruined. An introduction to Klimt’s patrons August and Serena Lederer led to Schiele’s friendship with their son Erich, who would become one of the leading collectors of his work. The artist’s portrayal of the teenaged Eric Lederer with Red Collar (1913), seated in a jaunty pose, suggests the awkwardness of his youth. Additional portrait drawings by Schiele on view depict others close to the artist, including his mother Edith and sister-in-law Adele Harms. The skin of both women is rendered with blotchy discoloration—it appears flushed, bruised and even seemingly decaying. Often seen in his self-portraits, the effect makes the drawings more complicated to look at and the reactions they induce more visceral.
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