jeudi 31 mai 2018

Wandel Dietterlin - L'art fantastique à Strasbourg en 1615

Wendel Dietterlin - Procession de figures monstrueuses - 1615 (env. 9,5 x 31 cm) 
MET, New York
Le Strasbourgeois Wendel Dietterlin le Jeune (actif entre 1614 et 1669) n'est pas le plus connu des artistes fantastiques, loin de là. A parler franchement, on ne sait à peu près rien de lui, si ce n'est qu'il était le fils de son père.

mercredi 30 mai 2018

Hieronymus Cock - Les ruines de Rome

Hieronymus Cock - Vue du Colisée à Rome - 1551
Rijksmuseum, Amsterdam

Longtemps, le voyage à Rome fut un passage presque obligé pour les peintres. Ainsi, Hieronymus Cock (vers 1518 - 1570) vécut deux ans à Rome avant de rejoindre Anvers et d'entamer une longue carrière d'éditeur d'estampes. En Italie, les artistes du nord de l'Europe rencontrèrent une lumière, mais les techniques de gravures utilisée à la Renaissance ne permettaient pas vraiment de rendre ses effets. Heureusement, il y avait aussi des ruines antiques ! 

lundi 28 mai 2018

Corot - Le peintre et ses modèles

Jean-Baptiste Camille Corot "Zingara au tambour basque" vers 1865-1870
Paris, musée du Louvre, département des Peintures

dimanche 27 mai 2018

Laura Knight, inspiration impressionniste



Laura Knight (1877 - 1970) est une peintre-graveuse britannique. Ses portraits s'inscrivent dans la lignée de la tradition réaliste anglaise, alors que ses paysages sont plus influencés par l'impressionnisme.

samedi 26 mai 2018

jeudi 24 mai 2018

Charles-François DAUBIGNY - Un souffle d'air frais dans l'école de Barbizon


Charles-Francois Daubigny, Deer in the Forest, 1850, etching, ink on paper, 27.8 cm x 21.7 cm
Gemeentemuseum Den Haag
Dans le cadre d'une exposition consacrée aux gravures de l'École de Barbizon, le Musée Communal de La Haye présente une sélection de gravures de Charles-François Daubigny.

mardi 22 mai 2018

Hill & Adamson - Les pêcheurs de Newhaven et leurs familles

David Octavius Hill & Robert Adamson - Calotype - Entre 1843 et 1847
Courtesy National Galleries of Scotland


C'est en 1843 que le peintre David Octavius Hill s'associa avec l'ingénieur Robert Adamson pour créer le premier studio photographique d'Écosse. En moins de quatre ans, jusqu'à la mort d'Adamson, ce sont plus de 3000 clichés qui sortirent de leurs officine : des portraits de célébrités ou des photos de famille, des travaux de commande, etc.
La photographie n'en est qu'à ses balbutiements, Hill et Adamson sont considérés comme les premiers à avoir consciemment produits un ensemble d'oeuvres d'art photographiques. En septembre 1843, l'aquarelliste John Harden écrira à leur propos : "The pictures producted are as Rembrandt's but improved, so like his style & the oldest & finest masters that doubtless a great progress in portrait painting & effectmust be the consequence".
Davic Octavius Hill et Robert Adamson photographièrent aussi les pêcheurs de Newhaven et leurs familles. A ce titre, ils sont parmi les pionniers de la photographie sociale, mais aussi les lointains précurseurs de la photographie humaniste.

vendredi 18 mai 2018

Josef Scharl - Entre temps à Brême

Josef Scharl, Der Zeitungsleser (Le lecteur des journaux), 1935
Nationalgalerie Berlin, copyright Susanne Fiegel


"Tout en lui était vrai, original et pur. Il a vu à travers la tragédie et les profondeurs de ce monde humain", a déclaré Albert Einstein dans l'éloge funèbre de son ami, le peintre et illustrateur Josef Scharl.
Né en 1896 à Munich, Josef Scharl est mort à New York en 1954. Ce n'était plus qu'un émigrant sans le sou, dans une ville où il ne pouvait plus s'appuyer sur ses succès passés. Pourtant pendant la République de Weimar, l'art de Josef Scharl avait frappé les esprits. L'exposition "Josef Scharl. Zwischen den Zeiten" dans le musée de la Böttcherstrasse de Brême présente le travail exceptionnel de cet expressionniste du 18 février au 3 juin 2018.


jeudi 17 mai 2018

Le cinquecinto dans les collections du Fitzwilliam Museum de Cambridge

Alessandro Allori - La tentation de saint Benoît - c. 1587
Fitzwilliam Museum, Cambridge
C'est un peu pervers de soumettre les garçons et les filles de Cambridge à de telles tentations !
Ce tableau m'a troublé au point que j'ai consacré un billet spécifique à la Tentation de saint Benoît sous le titre Introduction au fétichisme médiéval. Les amateurs y sont attendus...

Illustrations réunies par Spencer Alley, un blog que je vous invite à visiter


mercredi 16 mai 2018

Le modernisme cosmopolite de l'art mexicain (1897-1938)

Julio Ruelas La domadora, 1897

Impressionnistes, post-impressionnistes, cubistes modérés, symbolistes, les artistes mexicains de la Belle Époque ne cachaient pas leurs influences. C'était une époque où Paris était encore le centre du monde artistique. Par contre les écoles allemandes (les expressionnistes, par exemple) ou italiennes (les futuristes) semblent avoir été délaissées par ces artistes auxquels on ne peut pas nier une belle technique.

Source de toutes les illustrations : Collection Andres Blastein, Mexico


mardi 15 mai 2018

Sayer & Bennett, éditeurs de gravures londoniens

  • Beauty in Search of Knowledge - 1782 - Édité par Sayer & Bennet
  • British Museum, Londres
Entre 1774 et 1786, Robert Sayer (1725-1794) et son assistant John Bennett étaient installés dans Fleet Street, le quartier londonien de la presse et des imprimeurs.
Sayer, avec ou sans son associé, avait développé une importante activité d'éditeur de gravures, n'hésitant pas à racheter les stocks de concurrents malheureux ou décédés.
Comme souvent chez les industriels de l'estampe, la qualité du papier n'était pas la principale préoccupation de Sayer & Bennett, mais leurs gravures en mezzotinto (manière noire) étaient d'assez bonne qualité et souvent mises en couleurs après l'impression.
Difficile de trouver une ligne éditoriale dans les productions de Sayer. Parmi les milliers de gravures (des portraits, des vues de villes, des scènes de genre) qu'il a éditées, le British Museum en conserve près de 300 qui portent l'enseigne de Sayer & Bennett, dont bon nombre sur des sujets satiriques ou scabreux.

lundi 14 mai 2018

L'art de lapider les vieux

Heinrich Aldegrever - La lapidation des vieillards - 1555
MET, New York
La scène de la lapidation des vieillards (Daniel, 13) a moins inspiré les artistes que celle de Suzanne au bain. Elle en est pourtant la conséquence directe...

dimanche 13 mai 2018

Cornelis Floris De Vriendt - Une grotesque mascarade

Frans Huys, d'après Cornelis Floris II - Pourtraicture ingénieuse de plusieurs façons de masques (...) - 1555
Victoria & Albert Museum, Londres

Frans Huis (1522-1562), d'après Cornelis Floris II De Vriendt (1514-1575) - Pourtraicture ingénieuse de plusieurs façons de Masques, utile aux peintres, orfèvres, tailleurs de pierres, vitriers et tailleurs d'images - 1555
Suite de gravure publiée par Hans Liefrinck (1517-1575), pour la première fois en 1555 et souvent réimprimée par la suite.
Dimension des gravures : environ 16 x15 cm

Cornelis Floris est crédité de l'invention d'un style flamand inspiré du grotesque italien, lui-même inspiré des modèles de la Rome antique.
Tout cela n'est pas sans rappeler quelques masques exposés au Musée du Quai Branly, mais c'est une toute autre affaire !

samedi 12 mai 2018

Edmé Bouchardon - Les Cris de Paris : Dessins et gravures (1)

Edmé Bouchardon - Tailleur de pierres - c. 1730
Dessin à la craie - env. 23 x 17 cm
British Museum

Edmé Bouchardon - Tailleur de pierres 
Taille-douce de Caylus pour Les Cris de Paris (1737-1746)
Bibliothèque Nationale de France - Gallica

Entre 1737 et 1746, l'éditeur de gravures François Jouillain publia en 5 livraisons de 12 planches ces Études prises dans le bas peuple ou Les Cris de Paris. Jouillain fit appel au comte de Caylus pour graver les 60 dessins d'Edmé Bouchardon.
Les conservateurs du British Museum pensent que ces dessins sont de la main d'Edmé Bouchardon, qu'ils ne proviennent pas de la collection de P.J. Mariette, mais plus certainement de celle de Caylus. Le titre de l'album du British Museum aurait donc été remonté par la suite !


vendredi 11 mai 2018

Fantastico ! Le réalisme magique s'expose en Finlande

Antonio Donghi: Femme dans un café, 1931.
Fondazione Musei Civici di Venezia, Galleria Internazionale d'Arte Moderna di Ca' Pesaro. © Archivio Fotografico – Fondazione Musei Civici di Venezia, Foto Franzini C.
A
Fantastico ! Italian art from the 1920s and 1930s
Ateneum, Helsinki - Jusqu'au 19 août 2018

jeudi 10 mai 2018

Album des bains de Titus 2 - La peinture romaine

31 - Vue des ruines des Thermes de Titus
L'inscription sur une dalle en premier plan en bas à droite ' VESTIGIA DELLE TERME DI TITO/ E LORO INTERNE PITTURE'.
Album des Bains de Titus - Département des Arts Graphiques, Musée du Louvre, Paris
Bien que l'album du musée du Louvre porte le titre de : Vestiglia delle Terme de Tito e loro interne pitture, presque toutes les planches sont consacrées à la Domus Aurea de Néron et non aux Thermes de Titus. Les deux bâtiments sont presque contigus et contemporains (La Domus Aurea était encore en travaux en 69 et la construction des Thermes de Titus date de 81)  ce qui pourrait expliquer la méprise que l'on faisait encore à la fin du XVIIIe siècle.
Dans l'ensemble, à l'exception d'une erreur d'interprétation (pl. 8), d'une reconstitution hasardeuse (pl. 13), des noces aldobrandines qui datent du règne d'Auguste (fig. 30) et de quelques fantaisies dans les grotesques, l'artiste a assez fidèlement reproduit les fresques originales de la Domus Aurea.
Ces gouaches sont visiblement inspirées des dessins de Vikentii Frantsevich (Vicenzo Brenna) et du polonais Franciszek Smuglewicz (séjour à Rome de 1763 à 1784), gravés par Marco Carloni en 1776.

La première partie (planches 1 à 30) est ICI


mercredi 9 mai 2018

L'influence de la gravure sur les majoliques de la Renaissance italienne

Urbino
Plate with a heraldic design after Hans Sebald Lautensack, c. 1552/1563
tin-glazed earthenware (maiolica)
overall: 4.45 x 24.13 cm (1 3/4 x 9 1/2 in.)
National Gallery of Art, Washington, Corcoran Collection (William A. Clark Collection)
Toujours dans le cadre de mes réflexions sur la quadrature du cercle ou l'art d'intégrer un rectangle dans un cercle sans que ça se remarque !
Aujourd'hui, j'ai sorti le service de table des jours de fêtes. On met les petits plats dans les grandes oeuvres, des majoliques italiennes avec des scènes mythologiques inspirées de gravures de la Renaissance.


Commissaire de l'exposition : Jamie Gabbarelli, assistant curator of prints, drawings, and photographs at the Rhode Island School of Design Museum.



lundi 7 mai 2018

NAPOLÉON - Art et Vie de Cour au Palais Impérial

Vue de l'exposition - Musée des Beaux-Arts de Montréal

Pour voir cette exposition au Musée des Beaux-Arts de Montréal, ça va probablement être un peu juste. Ils jouent bien des prolongations, mais ce sera les 8, 9 et 10 mi 2018.
Mais, tout espoir n'est pas perdu. Napoléon, art et vie de cour au palais impérial va voyager à Richmond (du 6 juin au 3 septembre 2018), Kansas City (du 22 octobre 2018 au 3 mars 2019) et enfin Fontainebleau (du 13 avril au 15 juillet 2019).


dimanche 6 mai 2018

Biodiversité - Le Figaro défend les derniers grands fauves


UN GRAND FAUVE
Nous sommes trop négligents. Il nous restait encore cinq ou six fauves dans les Salons de peinture, dans les expositions particulières, et nous les laissons disparaître pour voir de près des cubistes. Comme si des chasseurs lancés à la poursuite, d'un bison s'attardaient au spectacle de castors construisant leurs petites maisons! Les cubistes sont des peintres domestiques ou du moins domptés. Ils sont en cage dans des axiomes, des règlements, des doctrines. En art, une École est pareille à une ménagerie; elle donne des représentations chaque saison. Tandis que les fauves sont isolés et nomades. Si on les laisse partir, on risque de ne jamais les revoir ou de ne plus les reconnaître. Déjà, ce n'est pas si facile de les distinguer.

samedi 5 mai 2018

Des femmes dangereuses - Patricia et Phillip Frost Art Museum

Francesco Cairo. Judith with the Head of Holofernes, ca. 1633-37
Oil on canvas, 46.8 × 37.1 inches, Museum Purchase, 1966, SN 798. 
Une exposition de femmes dangereuses à Miami. Une sélection dans la collection du John and Mable Ringling Museum of art et un échantillon du pouvoir de ces dames !
Dangerous Women. Patricia and Phillip Frost Art Museum.
Florida International University, Miami. Jusqu'au 20 mai 2018


vendredi 4 mai 2018

Claude Monet et l'architecture

Claude Monet -  The Beach at Trouville (La Plage à Trouville), 1870
Oil on canvas 53.5 × 65 cm Wadsworth Atheneum Museum of Art, Hartford, Connecticut The Ella Gallup Sumner and Mary Catlin Sumner Collection Fund, 1948.116 © Allen Phillips\Wadsworth Atheneum
Claude Monet n'a pas peint que des paysages et des nymphéas, il s'est aussi confronté à l'architecture. Si ses séries sur la Cathédrale de Rouen, Londres ou la Gare Saint-Lazare viennent immédiatement à l'esprit, l'exposition de la National Gallery de Londres permet de porter un regard différent sur d'autres toiles comme La Cabane du douanier de Varengeville ou même Le Bassin aux nymphéas de 1899.
Exhibition Monet and Architecture.
National Gallery, Londres, jusqu'au 29 juillet 2018


jeudi 3 mai 2018

Ce méchant expressionnisme !

Christian Rohlfs - Tänzerinnen - 1920


Ce méchant Expressionnisme, Traumatisme et Tabou, un nouvel art pour une nouvelle société. C'était le titre d'une exposition à la Kunsthalle de Bielefeld.
Quelques unes des oeuvres exposées pour donner des regrets aux uns et raviver les souvenirs des autres !

mercredi 2 mai 2018

Collection Barthold Suermondt à la Gemäldegalerie de Berlin

Jan Vermeer van Delft, Junge Dame mit Perlenhalsband, um 1662/65,
erworben 1874 mit der Sammlung B. Suermondt, Aachen,
© Staatliche Museen zu Berlin, Gemäldegalerie / Christoph Schmidt 
Tout comme les saisies révolutionnaires (les Picasso de la salle 432 du musée de l'Ermitage à Saint-Petersbourg, par exemple), les crises économiques peuvent avoir des effets inattendus. En 1874, Barthold Suermondt en fit la triste expérience.
Pour échapper à la faillite cet industriel d'Aix-La-Chapelle se trouva dans l'obligation de vendre une partie de sa collection. Barthold Suermondt avait l'oeil, Batholdt Suermondt avait été (très) riche, mais Bartholdt Suermondt avait besoin d'argent rapidement... et il se trouvait face à de sacrés clients : Julius Meyer, le directeur des Musées de Berlin et surtout son assistant Wilhelm von Bode, surnommé plus tard Le Bismarck des Musées Berlinois !
L'affaire se fit au profit de la collection royale de Prusse et Bartholdt Suermondt se sépara des plus belles pièces de sa collection, soit pas moins de 218 peintures et 438 dessins !
A l'occasion du bicentenaire de la naissance de Bartholdt Suermondt, la Gemäldegalerie de Berlin organise un parcours spécifique, en hommage à ce collectionneur passionné par l'excellence.