Présenter une exposition de portraits comme une réunion de famille ou d'amis est un poncif bien usé, qui a d'autant moins de sens pour l'exposition de la Wallace Collection : Frans Hals, The male portrait. Bien que tous les modèles identifiés appartiennent peu ou prou au même milieu - de bons bourgeois prospères de Haarlem - cette treizaine de portraits a été peinte entre 1610 et 1660. Envisager cette exposition sous l'angle de l'identité de genre, de la représentation de la virilité et autres fadaises intersectionnalistes est une figure imposée qui provoquera l'hilarité du Laughing Cavalier pendant encore plusieurs siècles, même si c'est la Commissaire (socio-politiquement correcte ?) de cette exposition qui se livre à cet exercice très convenu. (voir plus bas) Finalement, c'est encore Laura Cumming, une journaliste du Guardian, qui en parle le mieux. Son compte-rendu , tout en sensibilité, en expertise et en provocations est un petit bijou. Comparer...