mercredi 21 mars 2018

Méduse dans l'art classique, une dangereuse beauté

Chariot pole finial with the head of Medusa (detail) (Roman, Imperial, 1st–2nd century CE),
courtesy the Metropolitan Museum of Art, New York; Rogers Fund, 1918

Les premières représentations de Méduse (l'une des trois soeurs Gorgones) - un monstre de la mythologie grecque - montrent une femme laide avec des serpents entrelacés dans ses cheveux, des yeux exorbités, un large sourire, une langue saillante et des défenses de sanglier, entre autres traits effrayants.
Selon le mythe, n'importe quel homme qui la regardait se transformait immédiatement en pierre. À partir du Ve siècle av. J.-C., les images de Méduse ont subi une transformation graduelle, passant du grotesque au beau. L'exposition Dangerous Beauty: Medusa in Classical Art, qui a ouvert ses portes le 5 février au Metropolitan Museum of Art, explore les changements de l'image et de la représentation de Méduse de l'Antiquité à nos jours.




Bronze greave (shin guard) for the left leg with Medusa head (Greek, 4th century BCE), bronze
courtesy the Metropolitan Museum of Art, Gift of Mr. and Mrs. Jonathan P. Rosen, 1991

Au cinquième siècle avant Jésus-Christ, le concept des proportions idéales du corps humain s'empare de l'art grec. Cette idéalisation concerne aussi la représentation des êtres mythologiques. Par exemple, des images de certains monstres - des créatures hybrides ayant le visage d'une femme et des éléments provenant du corps d'une bête, d'un oiseau ou d'un reptile - sont devenues plus humanisées et plus belles à ce moment.

Installation view of Dangerous Beauty: Medusa in Classical Art at the Metropolitan Museum of Art (photo Allison Meier for Hyperallergic)
Alors que les représentations les plus anciennes de Méduse sont focalisées sur son visage hideux, le représentations plus tardives la montrent comme un belle jeune femme. Par exemple, les nombreux serpents vénimeux qui s'emmêlaient dans ses cheveux ont laissé la place à des boucles et seulement deux serpents sous le menton. De même, les défenses de sanglier ont cédé la place à une paire d'ailes.

Terracotta pelike (jar) with Perseus beheading the sleeping Medusa, attributed to Polygnotos (Greek, 450–440 BCE)
courtesy the Metropolitan Museum of Art, Rogers Fund, 1945

Studio of Antonio Canova, “Head of Medusa” (Rome, 1806-07), plaster cast with modern metal rod (courtesy Metropolitan Museum of Art, Fletcher Fund, 1967)

Installation view of Dangerous Beauty: Medusa in Classical Art at the Metropolitan Museum of Art (photo Allison Meier for Hyperallergic)

Installation view of Dangerous Beauty: Medusa in Classical Art at the Metropolitan Museum of Art (photo Allison Meier for Hyperallergic)

Terracotta two-handled funnel vase with Medusa head (Greek, South Italian, Apulian, Canosan, Early Hellenistic, late 4th–early 3rd century BCE)
courtesy the Metropolitan Museum of Art, Rogers Fund, 1906

Installation view of Dangerous Beauty: Medusa in Classical Art at the Metropolitan Museum of Art  (photo Allison Meier for Hyperallergic)



Source :  Dangerous Beauty: Medusa in Classical Art - Au MET Fifth Avenue jusqu'au 6 janvier 2019

Logo de la marque Versace représentant Médusa

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