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Ma liste de courses 5 - Jacob SAVERY le Jeune; Adam et Eve au paradis

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  JACOB SAVERY the Younger - Adam and Eve in Paradise. Oil on panel, 46 × 70.8 cm. Source : Vente Koller 01/10/2021. Estimation : 50 000 / 70 000 francs suisses   Dans une composition que n'aurait pas reniée Le Douanier Rousseau, Adam et Eve batifolent, sous le regard d'une vague licorne, dans un pré de l'arrière plan. Ça pourrait aussi être le regroupement des passagers avant l'embarquement sur l'Arche de Noé ! La plupart des animaux, y compris l'autruche (bien qu'un peu grande) sont assez fidèlement représentés. Savery n'a pas pris beaucoup de risques avec le rhinocéros (très dürerien) et le chameau (ou le dromadaire) qui ne passent que la tête dans le cadre du tableau. Il n'y a guère que la girafe sur la butte qui ne ressemble pas trop à une girafe. Mais, c'était ainsi qu'on les imaginait à l'époque. Du temps de Jacob Savery, cela faisait plus d'un siècle  qu'on n'avait pas vu de girafe en Europe (voir le billet La girafe,...

Les petits métiers de Leyde

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  Les petits métiers de Leyde - Suite de 15 gravures de Jan Gillisz van Vliet (1635)

Et la Poésie dans tout ça ? - Le cycle du Titien pour Philippe II d'Espagne

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A l'exception de Danaé , tout le cycle Poésie du Titien, y compris La Mort d'Actéon , figurait dans la collection de la Maison d'Orléans ( Vénus et Adonis dans une autre version que celle exposée). Cette collection fut vendue à l'étranger par Philippe-Egalité en 1792. On ne peut que regretter qu'on ne le guillotinât qu'en novembre 1793.   Chaque temps a sa façon d’écrire l’histoire , et il suffit quelquefois de peu d’années pour donner un tour différent à l’exposition des événemens passés (Auguste Laugel - 1882) L'attrait problématique des peintures du cycle Poésie du Titien (Natasha Seaman) Il est difficile de résister à décrire la convocation des œuvres dans une exposition monographique comme une réunion de famille. La comparaison capture non seulement le sentiment de ressemblance comme entre frères et sœurs dans les peintures, mais transmet également le sentiment d'une présence quelque peu étrange qui équivaut presque à la ...

Gérôme, ses chameaux coloniaux, l'orientalisme et le wokisme académique

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Titrer un billet de blog " Un regard anticolonial sur les chameaux à l'abreuvoir de Jean-Léon Gérôme " dénote une certaine maîtrise de l'art de la titraille ! Heureusement que la totalité du billet n'est pas du même tonneau... Une fois expurgée des lieux communs de l'anticolonialisme académique (d'autres tropes qui soulignent eux-aussi le milieu d'un a uteur) , à défaut d'être irréfutable, la localisation de la scène a le mérite d'être crédible. Jean Leon Gerome, French, 1824-1904, Camels at the Watering Place , 1890, Oil on canvas, Gift of Mrs. Elon H. Hooker (Blanche Ferry, class of 1894), 1939.2.2

Un couple polonais en patrouille devant l'avant-garde : Katarzyna Kobro & Władysław Strzemiński

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 Le look artiste d'avant-garde dans les années 30 ! Władysław Strzemiński and Katarzyna Kobro, ca. 1930-1931 © archive of Muzeum Sztuki, Łódź Katarzyna Kobro (1898-1951) & Władysław Strzemiński (1893-1952) se sont rencontrés pendant les années mouvementées qui ont suivi la Révolution d'Octobre en Russie. Leurs chemins se sont croisés à Moscou. Kobro – un Russe d'origine allemande – y étudiait à l'École d'art et d'architecture. Strzemiński – né à Minsk, fils d'une famille aristocratique polonaise – étudiait à la première académie d'art subventionnée par l'État. En Russie, et plus tard en Pologne aussi, ces deux artistes ont joué un rôle actif sur la scène artistique d'avant-garde qui comprenait également Kazimir Malevich et Antoine Pevsner. Le Gemeentemuseum de La Haye a fait découvrir au public ce couple atypique qui opérait à un carrefour géographique et artistique en Europe. L'exposition rétrospective mettait également...

103 dessins inédits de Hokusai au British Museum

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C'est un vrai miracle. Normalement les dessins préparatoires sont détruits après avoir été gravés sur bois. Mais l'encyclopédie ( Le Grand livre d'images sur tout ) que devait illustrer Hokusai n'a jamais paru pour une raison inconnue. Donc, les dessins ont été conservés et sont maintenant exposés au British Museum jusqu'au 30 janvier 2022. Cerise sur le gâteau, le British Museum a numérisé l'ensemble qui peut être feuilleté ICI

14 portraits de sultans

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  Sultan Iriscelebei ( Staatsgalerie in der Residenz Würzburg,) Le 28 juin 1578, Sokollu Mehmed Pacha demanda à l'ambassadeur résident de Venise à Istanbul, Niccolò Barbarigo, de lui faire parvenir des portraits de sultans ottomans qu'il pensait être à Venise. Barbarigo hésita : il n'avait aucune connaissance d'un ensemble de portraits peints. Le Grand Vizir persista et, en novembre 1578, le Sénat vénitien commanda enfin des duplicata de ces portraits, écrivant en janvier 1579 qu'ils étaient en cours de préparation et confirmant en septembre qu'ils avaient été expédiés. Les peintures doivent être arrivées à Istanbul fin septembre.